Après le derby Algérie-Maroc, le 27 mars, les médias marocains et algériens ont poursuivi le match, avec des mots, cette fois. Le premier à avoir focalisé les critiques, à l’issue du match, n’est autre que Rajindraparsad Seechurn, l’arbitre de la rencontre. Plusieurs membres de l’équipe ne lui pardonneront certainement pas le pénalty qui a causé la défaite, accordé dès les premières minutes du match.
Les critiques les plus virulentes à l’égard de l’arbitre mauricien viendraient de Marouane Chamakh. Le joueur d’Arsenal aurait estimé que M. Seechum avait « faussé toute la partie ». L’international du Maroc serait même allé jusqu’à questionner la compétence de la CAF dans le choix des arbitres. L’attaquant s’est plaint des décisions du match plusieurs fois durant la partie.
Cependant, semble-t-il que le mécontentement de la délégation du Maroc ne se soit pas limitée à ces critiques, du moins si l’on se fie aux informations relayées par le site algérien Le Buteur qui affirme que plusieurs joueurs de la sélection s’en seraient « pris violemment à la voiture du trio arbitral au niveau du parking du stade avec une intention franche d’en découdre ». Le Buteur aurait eu accès au rapport rédigé par l’arbitre à l’issue du match.
Concernant le match, il était complétement naze. Deux équipes complétement à côté de la plaque. Que ce soit, « Les Fennecs » où « Les Lions de l’Atlas ».
Pour l’arbitrage, nous savons ce qui se passe en Afrique. Les arbitres se font tous acheter facilement. Il aurait du sortir un ou deux cartons rouge, siffler des fautes flagrantes, mais toi tu oses appeler ça des erreurs de jugement. La seule erreur possible, est d’avoir permis à un tel homme de devenir arbitre international de foot.
La Fédération Royale Marocaine de Football de son côté, se dit étrangère à de tels incidents. Le site n’a d’ailleurs pas tardé à annoncer que Chamakh pourrait rater le match retour à cause de ses propos, après l’avoir désigné parmi les agresseurs de M. Seechum. Serait-ce une tentative de déstabilisation dans la perspective du match retour ? Une chose est sûre, la Confédération Africaine de Football ne s’est pas encore exprimée sur des incidents quelconques ou de possibles sanctions.
Le magazine le Buteur, a titré son article : » Nous ne voulons pas d’un Algérie-Egypte bis ». L’article je cite : « La publication sur ces mêmes colonnes d’un article titré «Gerets au banc des accusés», agrémenté par des déclarations de joueurs marocains affichant leurs désapprobations par rapport à certains choix du Belge lors de cet Algérie-Maroc, a suscité une polémique de l’autre côté de la frontière. El Moutnakhab.net, qui émet sur le net, comme le lien l’indique, s’est dépêché de démonter et démentir le papier en usant d’un verbiage allant du rappel des règles de la déontologie de la presse à la définition du professionnalisme tout court, à comprendre qu’il est aisé de s’ériger en moralisateur avec ce prêchi-prêcha à la limite insultant qu’ils ont pondu sur leur site Internet. Comme quoi, il est facile de s’en convaincre détenteur de la vérité, toute la vérité et menteur est celui qui n’en fait pas un postulat. Le Buteur, dont la crédibilité a toujours été un credo, a fait l’objet d’attaques gratuites, à la limite outrageuses, de la part du site précité qui, sans aucune réserve émise, s’était donné la peine de démentir des déclarations publiées de Benatia et Boussoufa, remettant en cause les choix de leur entraîneur et dont nous nous sommes en aucun cas approprié l’exclusivité. Nos frères d’El Mountakhab.net se sont inspirés de «contre» déclarations des mêmes joueurs qui juraient n’avoir jamais dit ça à des journalistes algériens. Mais si, on vous croit messieurs, tous autant que vous êtes, sans que vous n’ayez à invoquer tous les saints, puisque on n’a jamais revendiqué l’exclusivité de ces déclarations faites à notre confrère Hassan El Basri, chef de bureau d’El Mountakhab à Casablanca, et reprise par nos journaux dans le cadre d’un échange confraternelle entre les deux publications. Notre bonne foi ne peut en aucun cas être remise en cause, déontologiquement parlant, puisque le contexte s’y prête, du moment que nous avons cité, fidèlement cela s’entend, la source des déclarations. »
Voir aussi: Annuaire Maroc